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Historique du CRIC Association
Le 23 avril 1948, à l’instigation de Roger BLOCH, le Docteur Fernand POUDOU, alors médecin chef de Sud-Aviation (aujourd’hui Aérospatial), rencontre le Professeur Pierre BILLIERES, fils de l’ancien maire de Toulouse, Etienne BILLIERES.
Ils décident de fonder une Association dont le but est de créer un Centre de Rééducation Professionnelle pour Invalides Civils.
En effet, à cette époque, les « Invalides Civils », éloignés ou éliminés a priori des activités socio-économiques par la maladie ou l’accident, parce qu’ils n’avaient pas été atteints d’invalidité à l’occasion de la guerre ou de leur travail, ne pouvaient bénéficier des actions de réinsertion professionnelle alors en place.
Avec le concours de la C.R.A.M. (Caisse Régionale d’Assurance Maladie dirigée par Paul DESCOURS), de la Préfecture, du Conseil Général, de la Municipalité, de l’Education Nationale, du Ministère du Travail et de celui de la Santé, le Centre de Rééducation des Invalides Civils ouvre ses portes le 3 mai 1949.
La ville de Toulouse met à la disposition de l’Association des baraquements édifiés au Cours Dillon en 1939 pour les besoins de la guerre et voués alors à la démolition. Le Conseil Général de la Haute-Garonne vote une subvention pour permettre de faire face aux premiers frais de fonctionnement.
Le 30 mai 1949, le Centre compte 30 élèves et rapidement leur nombre s’accroît de mois en mois.
Le Centre comprend alors cinq sections :
  • Petite mécanique ;
  • Vannerie – rotin – balais ;
  • Cordonnerie ;
  • Sellerie maroquinerie – bourrellerie ;
  • Couture lingerie.
Des cours de rattrapage scolaire et des cours pour analphabètes sont également dispensés par un enseignant détaché de l’Education Nationale.
Le 4 août 1949, le Parlement vote la « Loi CORDONNIER » qui reconnaît alors aux Invalides Civils un statut et un droit à la rééducation.
Cette loi a ainsi légalisé en quelque sorte, a posteriori, la création du CRIC.
Les locaux du Cours Dillon étaient vétustes et malgré l’action efficace de Jean Griffon, ingénieur de la ville, l’adaptation permanente aux besoins a atteint ses limites.
Le 1er mai 1951, le Centre comprend 114 élèves et une réorganisation complète s’impose.
Compte tenu des excellents résultats obtenus, le Conseil Général vote une garantie d’emprunt pour la réalisation rationnelle d’un Centre.
Au 19. place de la Croix-de-Pierre une ancienne fabrique de chaussures est à vendre.
La propriété est achetée et les bâtiments existants sont alors aménagés pour recevoir le 2 mai 1955 les stagiaires qui abandonnent le Cours Dillon.
Le 2 mai 1956, la première pierre des nouveaux bâtiments est posée.
Le 1er octobre 1957, une partie du nouveau Centre avec internat est réalisée.
Après plusieurs contrôles techniques successifs de l’A.N.I.F.R.M.O. (aujourd’hui l’A.F.P.A.) le CRIC, est définitivement agréé en 1961 par les Ministères.
Dès les premières années de son existence, l’Association souhaite compléter efficacement l’action de rééducation et crée en 1952 le CATIC qui, pour des raisons d’organisation pratique, sera installé au 1. place Arzac, 15 ans plus tard.

 Les travaux de la deuxième tranche du centre de rééducation terminés, le CRIC est officiellement inauguré le 3 mai 1967 par le Ministre E. Pelletier et par le Préfet STIRN.

Cet outil a fait l’objet d’adaptation permanente dans son organisation et dans les contenus de son action.

C’est ainsi que le CRIC, a contribué à la définition et à l’élaboration des principes de l’action de Préorientation contenue dans la loi du 30 juin 1975. Le CRIC, a concrétisé cette démarche par la création du Centre de Préorientation de la rue de Rimont, le 26 avril 1989.

Poursuivant son engagement auprès des publics en difficulté, l’Association CRIC rachète le 09 novembre 1989 le Centre « Pic du Midi » et le Centre « Les Pyrénées » à Jurançon, près de Pau.

Dés janvier 1998 les 2 centres des Pyrénées Atlantiques se regroupent sous le sigle CRIC Pyrénées.

Le 21 septembre 2001 l’explosion de l’usine AZF met en lumière le CRIC et l’ensemble du personnel.

Dés 10h30, le vendredi matin le Centre dispense des soins aux premiers civils blessés puis est réquisitionné par les services départementaux des pompiers et du SAMU 31.

S’installe dans le Centre un poste médical avancé qui accueille les blessés, effectue les premiers secours et dispache les blessés sur l’ensemble des structures sanitaires du département.

Le Centre met tout en œuvre sous les ordres du médecin chef et du commandant des pompiers pour installer un hôpital de campagne dans l’ensemble des salles disponibles en rez-de-chaussée. Le poste médical avancé fonctionne tout le weekend jusqu’au lundi.

600 personnes blessées sont reçues au travers de ce dispositif d’urgence. L’ensemble de nos moyens médico socio, de notre hébergement, de notre logistique de restauration ont été déployés sur ce dispositif.

Au-delà de ce sinistre weekend, le CRIC accueille durant 3 mois la cellule de soutien pédagogique avec la Croix Rouge.

Durant une année le Centre héberge 3 classes de primaire de l’école les Oustalous.

Le Centre de Préorientation est détruit, les internats place de la Croix de Pierre sont eux aussi détruits.

Le CRP mettra 5 ans à retrouver son visage originel.

Dés octobre 2001 les Centres sont regroupés sous une direction générale. Commencent alors les travaux de reconstruction du Centre de Préorientation rue de Rimont par financements conjoints du Conseil Général de la Haute Garonne, de la ville de Toulouse et de la MAIF.

En mars 2002 CRIC Association achète le dépôt Brossette avenue de Montardon à Pau. La construction du Centre CRIC Pyrénées dans la métropole Paloise, débute en février 2003.

En février 2005 le site des Pyrénées à Jurançon (ex sanatorium) est vendu à un promoteur privé.

En février 2006 les bâtiments E et F sont construits sur le site Pic du Midi à Jurançon.

Après 3 ans de travaux, les nouveaux internats place de la Croix de Pierre sont opérationnels en septembre 2006.

A ce jour, après 60 années de fonctionnement, CRIC Association a participé à l’action de réinsertion sociale et professionnelle de plus de 18 000 personnes que la maladie ou l’accident avait éloignées de la vie sociale.

Les statistiques en termes d’insertion professionnelle sont globalement satisfaisantes mais accusent une forte variabilité en fonction du niveau de handicap.
Le problème reste entier pour les travailleurs handicapés pour lesquels en dehors d’un mode d’accompagnement et d’une mise en situation très spécifique n’ont, que très peu de chance voire aucune d’accéder à une activité professionnelle.

C’est précisément pour cette catégorie de population de travailleurs handicapés que le Conseil d’Administration de CRIC Association, a pris l’option, tout en restant dans son cœur de métier, d’un positionnement stratégique en qualité d’employeur, au-delà des missions initiales de formateur.
Ceci à travers la création de deux Entreprises Adaptées :
    EA Santa Fé, Entreprise viti vinicole et arboricole à Jurançon.
    CRIC EA, Entreprise Adaptée gérant la future Résidence Hôtelière du Cancéropôle.